Le 16 août 2024, la journaliste burundaise Floriane Irangabiye, emprisonnée pendant plus de deux ans, a retrouvé sa liberté après une grâce présidentielle. Détenue pour des accusations liées à ses émissions critiques envers le régime, sa libération marque la fin d’un calvaire pour la journaliste de la radio en ligne Igicaniro.
Floriane Irangabiye a été arrêtée le 30 août 2022 au Burundi, alors qu’elle rendait visite à sa famille. Accusée d’« atteinte à l’intégrité du territoire national », elle a été emprisonnée par le Service national de renseignement (SNR), étroitement lié à la Présidence burundaise. Sa peine de 10 ans de prison a été confirmée par la Cour d’Appel de Mukaza en mai 2023, après deux mois de détention.
Graciée et libre
Le 14 août 2024, un décret présidentiel a mis fin à sa peine, la graciant totalement après une analyse de la requête qu’elle avait soumise. Sa libération a été saluée par sa défense, qui a rappelé l’urgente situation de sa santé et la menace sur sa vie. Me Éric Ntibandetse, son avocat, a exprimé sa gratitude tout en appelant à une amélioration des conditions de détention au Burundi, jugées inhumaines.
Floriane Irangabiye a également remercié les nombreuses organisations internationales, telles que l’Union européenne, Reporters sans frontières (RSF), Amnesty International, et Tournons la Page, pour leur rôle crucial dans sa libération. Elle a souligné l’importance de leur engagement pour éviter qu’elle ne tombe dans l’oubli.
Bien que sa libération soit une victoire, les conditions de détention au Burundi restent un sujet de préoccupation. La défense de Floriane Irangabiye a rappelé la nécessité d’améliorer de manière urgente les conditions de vie dans les prisons du pays.









