Le 02 février dernier, l’École Primaire Publique (EPP) Adéticopé a accueilli un débat public autour du thème « Méthodes d’éducation bienveillantes : ce n’est pas synonyme de laisser-aller ». L’évènement a été organisé par Marilyne Cottin, une emprise des questions de l’éducation au Togo.
L’événement, diffusé sur la Télévision Nationale Togolaise (TVT), a permis à un large public de participer à cette importante réflexion sur l’avenir de l’éducation au Togo. Ce débat, animé par Marcel Toyi, journaliste et animateur de l’émission DÉBAT SUR L’ÉDUCATION sur la TVT, a permis de passer en revue les enjeux cruciaux liés à l’éducation non violente.
Marcel Toyi a fait un exposé détaillé sur la distinction fondamentale entre violence, punition et sanction, en insistant sur les conséquences de ces pratiques sur les enfants. Selon lui, il est impératif de distinguer les différentes formes de violence qui peuvent exister dans les écoles, les centres d’apprentissage et certaines communautés, afin de mieux les prévenir et y remédier. En abordant les droits et devoirs des enfants, Marcel Toyi a également mis l’accent sur les mécanismes de protection à instaurer dans les établissements scolaires pour garantir le respect de l’intégrité des enfants. L’éducation bienveillante, loin d’être un laisser-aller, se construit autour de la communication entre enfants et parents, mais aussi par l’adaptation des méthodes pédagogiques aux besoins spécifiques de chaque enfant. « Lorsque vous adoptez des méthodes d’éducation non violente, la clé est la communication entre enfants et parents. Les autres méthodes doivent s’adapter à chaque profil d’enfant », a précisé Marcel Toyi. Il a ainsi présenté huit (8) méthodes d’éducation non violente, accompagnées d’explications pratiques pour les appliquer au quotidien.Marilyne Cottin, l’initiatrice de ce projet, a exprimé sa satisfaction quant à l’affluence et l’intérêt manifestés par les parents et les enseignants présents. « Cela fait cinq fois que je viens au Togo, et je me suis attachée au pays, aux gens, et surtout aux enfants. J’ai créé des liens solides avec plusieurs familles et j’ai voulu me rendre utile en œuvrant auprès des défavorisés et des victimes de violence. Ayant été témoin de scènes de coups de bâton dans certaines écoles, cela m’a profondément choquée et m’a poussée à agir », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’un changement de paradigme dans l’éducation des enfants.
« Aujourd’hui, nous savons qu’il est possible d’éduquer sans violence. Le Togo a déjà entrepris des actions dans ce domaine, et mon objectif est de soutenir ce qui est déjà en place. » Cette déclaration témoigne d’une volonté de renforcer les droits des enfants à être éduqués dans un environnement sûr et respectueux de leur dignité.
La directrice de l’EPP Adéticopé Groupe A, Mme Djeki N’dani Déwa, a également exprimé sa reconnaissance envers Mme Cottin pour cette initiative et a encouragé d’autres personnes de bonne volonté à rejoindre ce combat pour l’éducation bienveillante. « Il est primordial que chaque enfant au Togo bénéficie d’une éducation qui respecte ses droits humains et contribue à son développement complet. Nous devons continuer à travailler ensemble pour assurer un avenir meilleur à nos enfants », a-t-elle conclu.Cet événement marque un tournant important dans le domaine de l’éducation au Togo, en mettant en avant les valeurs fondamentales des droits humains et la nécessité de promouvoir des pratiques éducatives respectueuses et bienveillantes.









