Le destin de Dosseh KOULEKPATO, un jeune étudiant togolais, incarne le pire des scénarios pour de nombreux étudiants africains partis chercher un avenir meilleur dans un autre pays. Enrôlé de force dans l’armée alors qu’il s’est rendu en Russie pour poursuivre ses études, Dosseh a rapidement vu son rêve a academique se transformer en cauchemar.
Dosseh , enseignant et agriculteur au Togo ayant saisi une occasion , s’est rendu en Russie pour poursuivre ses études supérieures. Mais dès son arrivée, ce qui devait être une aventure académique s’est transformé en un enfer. Selon son témoignage, il a été contraint d’intégrer l’armée russe. Une proposition impossible à refuser, sous peine de se retrouver en prison pour 5 années. En quelques instants, l’étudiant devenu soldat se retrouve sur les lignes de front en Ukraine. Gravement blessé lors des affrontements, il sera capturé et fait prisonnier par les forces ukrainiennes.
Pris au piège de l’armée russe
Tout a commencé lorsque sur place , une connaissance lui parle de la possibilité d’obtenir de meilleures conditions de vie…Dosseh est attiré par des promesses d’emploi stable et de régularisation. « Avec quelques amis, Nous nous sommes rendus à l’endroit indiqué pour obtenir plus d’informations. Sur place, on nous a presenté des documents en langue russe à signer. Nous n’y comprenions pas grand chose mais nous avons apposé notre signature espérant être sollicités plus tard », a confié le jeune togolais dans une interview d’un media ukrainien diffusé sur youtube.
Cependant, ces documents s’avèrent être des pièges le conduisant à signer un contrat militaire. « Plus tard , on fera savoir que ces documents signés sont des contrats attestant notre engagement dans l’armée. Nous avions refusé mais ils nous ont menacé de la prison » explique t-il.Le jeune togolais se retrouve ainsi enrôlé dans l’armée russe. Après un mois de formation, il est envoyé au front ukrainien avec d’autres personnes. Dès le début des affrontements , plusieurs membres de son équipe tombent. Le togolais est blessé de sa mission ; il est le seul survivant de son équipe. Actuellement capturé par les forces ukrainiennes, il risque l’amputation de ses membres inférieurs.
A bout de force, Dosseh perd tout espoir de retrouver un jour les siens. « Je pense que vous devez m’oublier car je me retrouve bloqué ici. Capturé et mauvais état, je ne sais pas où vous trouverez l’argent pour effectuer les démarches nécessaires auprès des ambassades pour me sortir de cette situation « , a t’il lancé à sa soeur dans un appel diffusé sur TV5 Monde.
Des appels pour libérer Dosseh des mailles des forces ukrainiennes
Le Mouvement Martin Luther King , qui porte la voix des sans voix, s’est aussi emparé du dossier sans obtenir gain de cause. » « Nous avons saisi les autorités togolaises sur le cas de ce étudiant togolais. D’abord ,le chef de l’etat ensuite, le ministre des affaires étrangères mais jusqu’à présent , nous n’avons pas eu de retour .Les informations diplomatiques du coté de la russie nous font savoir qu’il n’a pas été contraint à l’enrôlement et qu’il a signé le contrat de plein gré», a informé le MMLK au micro de TV5 monde. « Quel sera son sort? », s’interroge Pasteur Edoh Komi, president du MMLK.
Un appel urgent à la protection des étudiants africains
L’histoire de Dosseh KOULEKPATO résonne au-delà des frontières du Togo. Elle interroge l’ensemble du continent africain sur la réalité des étudiants partis à l’étranger dans des pays où les risques d’exploitation , de violence et parfois de racisme sont bien réels. Ces jeunes, en quête d’une éducation meilleure, se retrouvent souvent pris au piège dans des systèmes éducatifs et politiques qui ne leur assurent ni protection, ni avenir. Selon plusieurs sources, le calvaire de Dosseh n’est pas un cas isolé. D’autres étudiants africains en Russie vivent dans des conditions similaires, souvent dans l’incertitude, soumis à des pressions pour participer à des activités militaires. Il est donc urgent que les autorités africaines réagissent de manière concrète pour protéger leurs ressortissants.









