Gaza vit l’une des pires crises humanitaires de notre époque. Sous un blocus implacable et des bombardements israéliens incessants, la population palestinienne lutte pour sa survie, tandis que la famine s’installe et décime les plus vulnérables. Les chiffres et témoignages sont sans appel : c’est un massacre d’enfants à grande échelle.
Depuis le 7 octobre 2023, plus de 53 000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza, dont plus de 16 000 enfants. En mars dernier, l’ONU rapportait que 70 % des victimes étaient des femmes et des enfants. Le 18 mars 2025, en une seule journée, 130 enfants ont perdu la vie sur un total de plus de 400 victimes, lors d’une reprise des frappes.
Jonathan Crickx, porte-parole de l’UNICEF, de retour de Gaza, l’affirme : « Jamais une guerre n’avait provoqué la mort d’autant d’enfants ». L’organisation avait déjà alerté en janvier qu’un enfant était tué ou blessé toutes les dix minutes.
Naître et survivre : un combat quotidien
Les maternités bombardées et le blocus empêchant l’entrée d’équipements médicaux vitaux condamnent les nouveau-nés avant même leur premier souffle. 4 000 embryons destinés à des fécondations in vitro ont été détruits, un acte que des ONG et des experts de l’ONU qualifient de « guerre contre la fertilité palestinienne ».
Les enfants blessés subissent amputations et opérations sans anesthésie, parfois au cœur même des hôpitaux ou des écoles transformés en abris, souvent ciblés par les frappes.
Traumatismes psychologiques irréversibles
Depuis la suspension de l’aide humanitaire le 2 mars 2025, la famine frappe de plein fouet. Plus de 71 000 enfants âgés de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition aiguë, dont 14 100 cas graves selon l’IPC. Le manque d’eau potable provoque des maladies potentiellement mortelles, comme la diarrhée aqueuse aiguë qui touche désormais un quart des malades recensés.
Les nuits sont ponctuées de terreur. « Les enfants sursautent au moindre bruit », témoigne Riyad, humanitaire à Gaza. Orphelins, déplacés, privés de soins et de nourriture, presque tous les enfants de Gaza ont aujourd’hui besoin d’un soutien psychologique urgent.
Face à ce drame, l’inaction est une complicité. Les ONG, les agences de l’ONU et les défenseurs des droits humains réclament un cessez-le-feu immédiat, la levée des blocages humanitaires et la mise en place d’un corridor sécurisé pour l’aide alimentaire et médicale.









