La Gambie est en état de choc après le décès d’une nourrice d’un mois, victime d’une excision, survenu le 10 août 2025. La jeune dame, victime d’une hémorragie sévère, a été transportée d’urgence à l’hôpital de Banjul, mais elle n’a pas survécu malgré les efforts des médecins. Deux femmes soupçonnées d’être impliquées dans ce drame ont été arrêtées, tandis qu’une autopsie est en cours afin de déterminer avec précision les causes du décès.
Bien que l’excision soit interdite en Gambie depuis 2015, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la prison à vie en cas de décès de la victime, cette pratique persiste dans certaines régions, alimentée par des traditions et des pressions communautaires. Ce tragique événement relance le débat sur la nécessité d’une application stricte de la loi et de mesures renforcées de prévention, en particulier dans les zones rurales.
Des organisations telles que Women In Liberation & Leadership ont condamné cet acte, rappelant que la culture ne peut en aucun cas justifier la violence. Les défenseurs des droits de l’enfant appellent à protéger toutes les filles, à poursuivre sans relâche les auteurs de tels actes et à intensifier l’éducation des familles sur les dangers graves et irréversibles de l’excision.






