Militante infatigable des droits des femmes et grande figure de l’humanitaire au Togo, Mikafui Akue s’est éteinte il ya quelques jours alors qu’elle s’apprêtait à donner vie, laissant derrière elle un vide immense dans le cœur de celles et ceux qu’elle a inspirés. Sa disparition frappe de plein fouet le monde associatif, féministe et humanitaire, tant son nom était désormais associé à l’engagement, au courage et à la sororité.
Juriste de formation, Mikafui Akue avait fait du droit un outil de protection pour les plus vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes filles victimes de violences et de discriminations. Elle a mis ses compétences au service d’organisations locales et internationales comme le GF2D et la Croix rouge , œuvrant sans relâche pour la dignité humaine et l’accès à la justice.
Dans le secteur humanitaire, où elle occupait des fonctions de responsabilité, elle se distinguait par sa rigueur, son empathie et sa capacité à écouter les personnes affectées par les crises. Tous ceux qui l’ont connue saluaient une professionnelle engagée et profondément humaine.
Une voix féministe qui ne s’éteindra pas!
Mikafui Akue est la figure de proue de « ForzaSistas », mouvement qu’elle a initié pour promouvoir la solidarité entre femmes et déconstruire la rivalité féminine dans l’espace public. À travers ce challenge devenu viral, elle a encouragé des milliers de femmes à se recommander, se valoriser mutuellement et revendiquer fièrement la sororité comme une force de transformation sociale.
À travers également son blog « Mikafui Akue – Doing more than just exist… », la jeune juriste avait fait le choix de la parole publique pour dénoncer les violences basées sur le genre, défendre les droits des femmes et mettre en lumière celles et ceux qui se battent pour plus de justice sociale. Ses textes, abordaient sans détour des sujets sensibles : violences conjugales, grossesses précoces, leadership féminin, place des hommes alliés du féminisme.
Mikafui Akue incarnait une génération qui choisit l’action, le plaidoyer et la solidarité pour transformer son environnement. Sa disparition laisse orphelins de nombreux projets, mais son exemple demeure une boussole pour celles et ceux qui poursuivront ses combats. Dans les associations, les institutions, les collectifs féministes et les réseaux de jeunes, son nom continuera de résonner comme celui d’une pionnière de la sororité et d’une actrice majeure du changement social au Togo et même en Afrique.
Droits humains présente ses vives condoléances à toute sa famille, ses proches et amis ainsi qu’à la communauté humanitaire du Togo.









